Posts Tagged "Sonder l’insolite"

Prendre soin de son char

Posted by on 5 Nov 2016 in Politique | 0 comments

Prendre soin de son char

C’est-tû pas cute? Le monsieur (parce que c’est clairement une affaire de gars au sens genré du terme) a mis une ptite laine sur son char… (Faut dire que l’été il monte même une tente pour le protéger des intempéries.) J’ai l’air de juger, han? Bein oui, je suis coupable. Je sais que je devrais pas, j’y travaille d’ailleurs. Énéwé, on a chacun nos lubies et je suis sûr que le dude en question rirait bien des miennes alors on est quitte. C’est juste que je peux pas m’empêcher de penser qu’il y a du monde qui ont de la misère à se trouver une tite laine pour passer l’hiver, sans parler des réserves autochtones où il y a pas d’eau courante ni d’électricité. En 2016. Au Canada. «Le plus meilleur pays du monde»(dixit Jean...

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Fuck Flag Day

Posted by on 19 Fév 2016 in Politique | 0 comments

Fuck Flag Day

Légèrement en retard pour vous parler du Flag Day… c’est-tû pas beau tout ça? Perso, j’aime pas trop les drapeaux. Même celui du Québec me donne parfois envie de vomir. Je voulais écrire un billet pour commémorer un Flag Day qui a marqué l’histoire, celui du fameux Shawinigan Handshake, lorsque le premier ministre Jean Chrétien avait personnellement pris les choses en main, à voir sur YouTube. J’avais oublié cet épisode grandiose de l’Histoire jusqu’à ce que j’achète cette bière: Je vous laisse découvrir ça dans un dépanneur près de chez...

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No future à louer

Posted by on 7 Fév 2015 in fourre-tout | 0 comments

No future à louer

Notre civilisation…

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Dédé traqué

Posted by on 3 Juin 2014 in Arts | 0 comments

(Je voulais écrire quelques réflexions post-électorales… mais c’est jamais sorti. Semblerait que ce soit pas si important. Voici donc quelque chose qui me tient pas mal plus à cœur…) Sur les traces de Dédé des Colocs Dernièrement, et ça faisait longtemps que je voulais le faire, j’ai lu deux livres sur André Dédé Fortin du groupe Les Colocs : un de Raymond Paquin, son agent, l’autre de Jean Barbe, écrivain. Pourquoi s’est-il suicidé? Paquin n’avance pour sa part que peu d’explications, se contentant de relater les événements de son point de vue, et à sa manière assez particulière : une prose bigarrée, qui m’a plu énormément, où se mélange profondeur et légèreté. Et il ne rapporte exclusivement, ou presque, que ce dont il a été témoin : il ne met « pas des mots dans la bouche » aux autres, comme il le dit. Selon lui, Dédé s’est trop donné, il voulait trop en faire pour trop de monde — le monde entier s’il avait pu! — et il avait prémédité l’heure de sa mort. La seule chose qui l’a tenu en vie, ce serait, toujours selon Paquin, ces nombreuses promesses à des chums qu’il tenait à respecter. Des deux, c’est Paquin que j’ai préféré lire. Ça se lit comme un roman et il y a de tout, dans ce livre-là. Pourtant c’est Barbe qui, d’une certaine manière, apporte le plus d’eau au moulin. Car il va plus loin. Son essai est pour lui une quête démystifiante : l’énigme de sa propre existence se reflète dans celle de Dédé. Les deux se confondent. C’est parfois agaçant. Parfois. Néanmoins, outre ses envolées littéraires, qui ne me parlent pas toujours, Barbe apporte des réflexions nourrissantes sur cette affaire. Pour lui, c’est la contradiction entre André-le-ti-cul -qui-veut changer-le-monde et Dédé-la-rock-star-idolâtrée qui constate son impuissance à le faire malgré un pouvoir grandissant conféré par la notoriété et la gloire. Emblématique, Dehors novembre se voulait une provocation qui n’a pas été relevée comme telle — provocation et cri de détresse à la fois. Je me souviens bien de cette époque. J’avais jamais été un grand fan des Colocs. Avant Dehors novembre. Jusque-là, j’aimais bien les entendre, mais c’était trop joyeux pour moi, c’était pas mon genre à ce moment-là de ma vie. Cependant, cet album-là me parlait, la souffrance qui s’y trouvait résonnait avec la mienne. Je comprenais. Sauf que personne ne semblait comprendre — du moins, ça devait lui apparaître comme ça. Je me souviens des ados, voire des préados — 12 ans à peine! — qui chantaient Tassez-vous de dlà avec enthousiasme, sans se rendre compte (en apparence) de toute la douleur qui en suintait. Cette naïveté a pu être perçue par Dédé comme un échec de plus : il était impuissant à remuer les gens pour les faire changer le monde. Ce constat d’impuissance supplémentaire, c’est la goutte qui a mis le feu aux poudres? Ç’a peut-être précipité l’événement fatidique, reste que tout semblait en place depuis longtemps. (Peut-être depuis sa naissance?) Aussi, Barbe lance l’hypothèse suivante : c’est l’échec d’André en tant qu’humain qui l’a mené à sa mort, parce qu’il se voyait devenir ce qu’il détestait de la société, c’est-à-dire quelqu’un dont la réussite lui donnait des privilèges, le droit d’en faire à sa tête. Il se serait donc tué parce qu’il s’éloignait de son idéal, au lieu de s’en rapprocher. Il était déphasé… Barbe avance aussi qu’il ne voulait pas vieillir, c’est-à-dire (et j’extrapole un peu) qu’il voulait continuer à vivre avec la fougue de la jeunesse, le sentiment de pouvoir accomplir n’importe quoi et d’être immortel. Vieillir, c’était abdiquer. Son ami Éric Henry disait d’ailleurs...

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Ce que Dédé en pense

Posted by on 5 Mar 2009 in Arts, Lettres | 2 comments

Ils font un film sur Dédé Fortin. Ils, c’est plusieurs personnes, par définition. C’est premièrement un réalisateur, Jean-Philippe Duval, connu pour le très bédéesque Matroni et moi, moins connu pour ses nombreux documentaires, dont un sur Ducharme. Dans son Mot du réalisateur, il dit avoir rencontré Dédé une seule fois, mais en être intime… Je comprends ce paradoxe, moi qui ne l’ai jamais rencontré du tout et qui ressens néanmoins la même émotion. Sa vision spirituelle de ce film me donne bon espoir. L’autre personne d’importance, celui qui incarne Dédé: Sébastien Ricard — alia Batlam des Loco Locass. Son refus initial à jouer le rôle est tout à son honneur, voici qui m’agrée souverainement. Sur ce qu’il pense du film et de la mort, vous pouvez lire l’article d’Elle, bien que l’interviewer semble plus vouloir communiquer ses réflexions que celles de l’acteur. Dommage. Vous pouvez lire d’autres détails dans l’article d’Odile Tremblay au Devoir. Enfin, une multitude de gens passionnés ont travaillé à la production de ce film — ç’en prend, du monde, pour faire un long métrage. Ça prend un public, aussi. En serez-vous? Moi, oui. Je me demande ce que j’en penserai. Je me demande ce que Dédé en pense… Son histoire m’a tellement touché. Je ne le connaissais pourtant pas. Je n’étais pas un fan — je le suis devenu par la suite. J’ai toujours aimé leur musique, aux Colocs. Toutefois, Dehors novembre vibrait de manière différente, faisant résonner quelque corde nébuleuse (et certainement ténébreuse) en mon tréfonds. Je l’ai toujours entendu comme un testament, cet album, et je trouvais extrêmement déroutant d’entendre les gens — les plus jeunes surtout — fredonner «Tassez-vous de d’là» comme s’il s’agissait de n’importe quel air pop sans profondeur. Comme si ce n’était pas un cri du cœur. Quelque lame de fond qui vient lacérer les tripes, qui nous chavire, qui nous emporte loin-loin-loin en dedans. Lui, la lame de fond l’a noyé. Je vous laisse sur ces très humbles lignes inégales, composées au lendemain de son harakiri: Y’est toujours temps C’est quand j’vois les nuages paître dans l’ciel Que j’me dis: vraiment, la vie est belle… Hier, un poète est mort Réclamé par Hadès, y s’en est allé Maintenant paisible, y dort Comme dans les bras d’Morphée Ch’ais pas pourquoi, ça m’a touché D’voir un être si sensible faire un acte si insensé Mais c’qui semble sans aucun sens pour certain Est p’t-être la justification même de ç’te destin C’qui prouve qu’la vie, c’est pas facile Pis qu’ça tient juste à un fil Fil que défi le funambule qui file Enfilant le sens d’la vie qui s’défile Filez! Filez! Filez â laine! C’est seulement quand on tricote Qu’on découvre l’motif du tricot… Revenons aux poètes Trop souvent des prophètes Y’attendent désespérément un messie Un message ou une messe, mais l’drame, l’voici: C’est qu’rien n’aboutit! Et nos idéalistes se sont mépris Épris d’un absolu qui s’laisse découvrir que par bribes Bible de ceux qui’ont soif, qui veulent mieux voir Plus que c’que les sens insensés laissent percevoir… «Que voulez-vous…» comme dirait l’autre (Chrétien) La société est trop pognée Pour leur grand rêve de liberté La société est trop névrosée Pour les problèmes régler La société est trop fermée Pour voir les étoiles à nuitt tombée La société est tout simplement DÉCÉDÉE! — RIP pour un trip — Aux yeux d’ceux qui voudraient une vie exaltée… Qu’à cela n’tienne Dédé! T’as lancé un message clair À tous ceux qui’avaient besoins d’air À tous ceux qui croient en ta parole Désolé qu’ça vous désole Questionnez-vous! Creusez l’sol! Pour planter un arbre ou...

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Noël, fête païenne

Posted by on 10 Déc 2007 in fourre-tout | 2 comments

Le temps des excès s’en vient, gages de félicité. Aujourd’hui, peu de gens célèbrent encore Noël en allant à la messe de minuit. C’est redevenu une fête païenne. En effet, en dessous du vernis chrétien se cache d’anciennes célébrations impies dont l’élément commun résidait souvent dans le fait que l’on célébrait le retour de la lumière, symbolisé par les nuits qui avaient atteint leur apogée et par les jours qui allaient dorénavant en s’allongeant. C’est donc dire que depuis des millénaires, les gens se rassemblent grosso modo à la même époque de l’année pour commémorer la vie en se réunissant sous le thème de la lumière qui renaît, perpétuant la tradition sous divers...

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Ainsi Suwa-t-il…

Posted by on 8 Nov 2007 in Arts, Lettres | 1 comment

Quand le théâtre québécois rencontre Kill Bill, sans mauvais sang, avec beaucoup de bon sens, voilà Japon, théâtralité en plusieurs pièces, casse-tête hilarant, mélangeant nô, rock, pépère, solitude buendiaste au centuple, arrosé de Perrier, de films longue séquence, d’un brin de suicide et d’homosexualité — sans pour autant versé dans le pathétique — d’histoire d’amour, d’intrigue et de poésie; la profondeur des transgressions de genre amène le public à participer et les comédiens à assister; le temps n’existe pas, bien que le monologue épistolaire nous y ramène constamment en un regard tourné vers le passé qui se rapproche inéluctablement du dénouement final, qui n’est du reste qu’onirique traversée des cultures imaginairement globalisées flottant dans l’espace dramatique d’une envolée délirante entre vieux copains autour d’une bonne bière dans une discothèque kitsch, et ce, sans parler de Spartacus, du show télévisé de Tétris humain et d’un certain… — comment déjà? Ah, oui! — Suwa Maratori et de ses nombreux exploits légendaires. Présenté par la Compagnie Thomas et Premier...

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Canada, terra incognita

Posted by on 25 Oct 2007 in Lettres | 0 comments

Les limites du Canada que je connais sont à peine plus grandes que celles du Québec. En fait, la seule fois où je suis sorti de ma province pour visiter ce qui est théoriquement mon pays, je me suis rendu aussi loin qu’Ottawa. Malheureusement, je crois que je suis assez représentatif des gens d’ici. Il y a un fossé qui sépare le Québec et le Canada. Et ce n’est pas qu’une question linguistique. C’en est plutôt une de mentalité. Dans les universités brésiliennes, les étudiants de chaque faculté se regroupent en associations nationales. Celles-ci, chaque année, font la promotion d’une rencontre de tous les étudiants du pays dans une région différente en défrayant une partie des coûts de transport. Ainsi, les étudiants peuvent, à peu de frais, connaître un peu mieux leur pays et leurs concitoyens. Pourquoi cela n’existe-t-il pas au Canada? Comme explication, il y a la langue, bien sûr, mais aussi cette mentalité qui fait du Québec et du Canada deux entités en conflit ou, du moins, en opposition. On peut également mentionner que les associations étudiantes préfèrent revendiquer des droits plutôt que permettre aux étudiants d’élargir leurs horizons. Cependant, il se peut que ce phénomène existe également au pays de la feuille d’érable, mais que je ne sois tout simplement pas au courant : je connais tellement mieux le Brésil que le...

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