Posts Tagged "Dans l’oeil du cyclope"

Street art et politique = Banksy

Posted by on 19 Juil 2018 in Arts, Politique | 0 comments

Street art et politique = Banksy

Mes pérégrinations dans la métropole canadian ont aussi un aspect culturel. Je suis pas trop un gars de musée, en partie parce que j’aime connaître un artiste, sa vie et son processus de création, afin d’apprécier pleinement son art. C’est aussi parce que j’aime la culture vivante, les gens en particulier et ce qui surgit spontanément d’eux, ce pour quoi j’aime bien le street art. Je suis allé faire un tour à Graffiti Alley au centre-ville de Toronto pour voir si j’y trouverais pas exactement cela. Ç’a valu la peine. Du bel art, mais il me manque de quoi… Quoi? L’aspect politique!!! C’est sûr que le jour d’avant, j’étais allé voir l’expo de Banksy. On peut pas tous être des Banksy… Voici donc quelques images de mon passage dans l’entrepôt où est montée l’exposition. Ça paraît pas trop sur l’image, mais les polices ont tous une face de bonhomme sourire: En plus des graffitis et des stencils, Banksy donne dans la transfiguration de certains éléments, comme lorsqu’il a trafiqué des billets de banques. Sans parler de la fois où il a remasterisé le disque de Paris Hilton (malheureusement j’ai pas de photos de ça) pour ensuite aller dans certains magasins de disques pour remplacer les oringaux par ses reliques trafiquées. La prochaine m’a fait penser au Che qu’on vend allègrement à ceux qui critiquent le capitalisme… l’ironie. (Sur le gilet, c’est écrit «Destroy Capitalism».)   Ma...

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La mardechandisation

Posted by on 18 Juil 2018 in Politique | 0 comments

La mardechandisation

Hier soir je suis allé voir l’expo sur Banksy et c’était très bien, reste que j’ai comme un malaise à payer 50$ le billet pour aller voir les oeuvres d’un dude qui critique le système capitaliste. D’ailleurs, il y avait cette citation-là à la fin du parcours: Et tout de suite après, on tombe sur une salle rempli de marchandises reproduisant les images les plus célèbres de l’artiste… Ironique. Je suis pas sûr que je tripe. Évidemment «I’m not stuck in the traffic, I am the traffic», comme j’aime bien le répéter à qui veut l’entendre (et même à ceux qui n’aiment pas ça). Que j’achète ou non la marchandise de Banksy, je participe quand même du système d’exploitation globale que l’on appelle le capitalisme. Reste qu’il y a une limite que je peux pas franchir, celle de participer du merchandising comme celui-ci. Je me demande d’ailleurs à qui va les profits dans ce cas-ci. Ça m’intrigue tellement que je suis allé fouiller sur le net… Et je crois bien qu’il ne fait pas d’argent sur ces commodités, si je me fie à cet article du Forbes. À lire également, cet autre article ici sur le paradoxe que représente l’idée même d’une expo sur son art. Par ailleurs, qu’est-ce que j’ai fait après avoir vu l’expo? Je suis allé boire du vin à prix prohibitif (malgré 50% de rabais) sur une terrasse d’un bar branché. Regarde l’idiot qui pointe la lune dans une flaque...

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Tant qu’y’aura une route à suivre…

Posted by on 15 Déc 2016 in Lettres | 0 comments

Tant qu’y’aura une route à suivre…

Déménager du stock d’une place à l’autre, beau prétexte pour prendre la route… Surtout si ça nous permet de contempler des paysages comme ça : Quelque part aux confins de la Beauce et de Bellechasse, j’ai commencé à voir surgir dans mon windshield de spectaculaires collines aux boisés lourds de neige. Passé Lac-Etchemin, je me suis aventuré sur des rangs où la blancheur étincelante offrait un contraste saisissant avec le ciel ouaté de gris et de bleu et où perçait parfois quelque cascade de soleil, véritable zeste piquant au milieu de la froidure. J’y ai vécu un des enthousiasmes les plus débiles de ma vie tant chaque courbe m’aspirait dans un nouveau décor où toutes les aventures en puissance gisaient tapies sous la nappe blanche ou les sombres échines courbées des branches qui ployaient avec l’hivernale apesanteur. Cet émerveillement, c’est la naissance de toute littérature, de tout conte, de tout récit; oubliant momentanément mes objectifs bien terre-à-terre de simple déménageur du dimanche, je rêvais que la route me mène à une petite chaumière emmitouflée de cette chape cristalline immaculée et chauffée à blanc par un âtre sans prétention, une plume prête à valser sur le papier vierge d’où pourraient jaillir mille gestes, mille joies et mille Géhennes. Le déplacement, qu’il soit à pied ou en véhicule, nous donne l’extraordinaire occasion de sortir de notre sentier quotidien rebattu par nos sempiternelles tracks de CD usés pour laisser l’esprit autrement encarcané vagabonder à souhait au gré des caprices du paysage, véritables miettes de bonheur qu’on peut suivre tel un petit Poucet qui veut retracer ses pas jusqu’à l’origine de la vie. Tant qu’y’aura une route à suivre, peu importe la destination, je pourrai...

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La vie moins rêche

Posted by on 2 Déc 2016 in Lettres | 0 comments

La vie moins rêche

Je me lasse d’être lâche— le morceau avant qu’y soit trop tard, y’est jamais trop tôt pour recommencer sa vie à nouveau: mieux vaut tard que jamais pour le vieux motard que j’étais, sans regard en arrière, si tu fais fausse route, fais marche arrière, reste pas assis sur ton derrière, une déroute, c’est pas perdre la guerre: tiens-toi deboutt, même de peine et de misère, mille fois relève-toi coûte que coûte; tu trouveras le repos dans l’outre-tombe, dans un autre monde est possible, fixe la cible et recommence autant de fois qu’il le faut, passe au crible chaque pensée, chaque geste, chaque mot, et polis tes politesses; ta vie est un livre dont vous êtes le héros, si tes aventures se terminent dans d’atroces souffrances, recommence à zéro, la délivrance est pas au boutt du rouleau, l’espoir du Grand Soir est un faux— pas de plus dans l’erreur est humaine, l’errance est saine pour le héros en quête du Vrai, du Bon, du Beau: dans les sentiers battus point de salut; lâche prise et prise l’acharnement dans l’art de la prise de risque rien n’a rien; le hasard, les aléas, les coïncidences, la chance n’existent pas: rien n’arrive pour rien, toutt est dans toutt, l’arbre est dans ses feuilles et tu dois faire ton deuil; la vie n’est pas un roman: il n’y a pas de fin, encore moins de moyens d’y parvenir, personne ne vit heureux jusqu’à la fin des temps, même en ayant beaucoup d’enfants, il n’y a pas de Grand Soir, mais plein de petites matinées ensoleillées alimentant l’espoir qui avec l’amour et l’eau fraîche rendent la vie moins...

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En attendant le Messie — Seppuku virtuel

Posted by on 9 Jan 2016 in Politique | 0 comments

En attendant le Messie — Seppuku virtuel

J’aime bien Justin Trudeau. C’est-à-dire que j’aime le phénomène, de mon humble point de vue de petit politologue, s’entend. Comme la plupart des gens, je me faisais une idée peu flatteuse du fougueux fils de l’autre. Cependant, quelqu’un (me rappelle plus qui… Josée Legault peut-être?) a émis l’hypothèse que c’était une ruse: toutes ses gaffes, son style fanfaron, ses allures de beau gosse, ses déclarations intempestives, etc., l’ont dépeint comme un faible adversaire: un piège. Ce serait la raison pour laquelle les conservateurs ont choisi une campagne longue qui laissait tout le temps à Trudeau de se mettre dans l’embarras. En effet, ils scandaient que Justin n’était pas prêt. Ils ont mangé une christ de claque: si ce n’était de l’épisode du conseiller-qui-aide-les-lobbyistes, il aurait eu un score parfait. Son ascension politique a donc été fulgurante: élu pour la première fois en 2007, il devient premier ministre en 2015… et sur la base de quoi? Mon opinion se résumait à l’idée qu’il était l’archétype même du politicien façon XXIe siècle: beau contenant, aucun contenu. Mais même ça n’est pas tout à fait juste: il avait pour contenu ce que les sondages dictaient que la population voulait. Dans les faits, c’est se leurrer. Il faut écouter l’oraison funèbre qu’il prononce à l’occasion de la mort du père pour s’en convaincre: il place déjà les pions de sa politique. Au fond, il surfe sur la vision que son père avait du Canada. On ne peut donc pas en conclure qu’il n’a rien à proposer. Ça peut nous plaire ou non, mais chose certaine cet homme est un bon acteur. Son discours de victoire est aussi important à mentionner, pour deux éléments importants: Le ton rassembleur (entre autres, le mot together revient souvent et «les conservateurs ne sont pas nos ennemis, mais nos voisins»); L’optimisme, dont le superbe punch final: «We defeated the idea that Canadians should be satisfied with less, that good enough is good enough, and that better just isn’t possible. Well, my friends, this is Canada, and in Canada, better is always possible!» Disons que ça fait longtemps qu’on a pas entendu un politicien nous parler de la sorte… ah oui, j’oublais Jean-Martin Aussant. J’aimerais vraiment une confrontation entre les deux, ça rassemblerait presque à l’époque Trudeau-Lévesque… presque. Évidemment, le discours est une chose. Nous jugerons des actes. Mais il y a quand même une occasion à saisir pour les citoyens, comme on peut le lire dans cet article de Martin Lukaks dans The Guardian: on doit exiger qu’il fasse ce qu’il dise. C’est très idéaliste, son affaire, parce que les gens attendent le Messie et si celui-ci s’avère être un faux prophète, ils baissent les bras et rentrent sagement chez eux. Ce qui m’intrigue surtout dans tout ça, c’est le phénomène médiatique. Les médias adorent Trudeau. (Facile, après Harper. Un ami disait très justement qu’une tranche de baloney aurait été tout aussi rafraîchissante après 10 ans de Grande Noirceur…) Les Étatsuniens sont jaloux de notre sexy PM. Les Français le compare à Kennedy. Tout le monde veut son selfie… Tout ça est bien décourageant. Dans les médias sociaux, il y a de ces nouvelles dont Tout le monde en parle… ça devient des éclipses médiatiques. Cecil the lion. Tremblement de Terre au Népal. Tout dernièrement, Jean-Paul L’Allier est mort. C’est bien beau tout ça. Mais voici la nouvelle que j’aurais aimé que Tout le monde en parle, en date du 4 janvier: Les pdg les mieux payés ont déjà touché le salaire annuel moyen d’un travailleur… Pourquoi aussi peu de tweets ou de posts là-dessus? C’est navrant. Comme ça m’emmerde, j’ai décidé, pour cette raison entre autres, de me faire Seppuku sur Facebook, de me suicider...

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No future à louer

Posted by on 7 Fév 2015 in fourre-tout | 0 comments

No future à louer

Notre civilisation…

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Hors-d’oeuvre pour Alimenter la réflexion

Posted by on 9 Oct 2010 in Arts | 0 comments

Hors-d’oeuvre pour Alimenter la réflexion

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Autant en emporte le vent…

Posted by on 1 Août 2008 in fourre-tout | 7 comments

Autant en emporte le vent…

Et bien oui, je ne suis pas assidu… mais c’est si dur! Aucune excuse possible, je sais; cependant, le Creuzet profite de l’été quand il daigne passer et l’inspiration ne se commande pas par grosses au magasin général (NDLR: Qu’est-ce qu’une grosse? C’est une douzaine de douzaines, et non ce que votre esprit tordu a pu imaginer…). Patience, cher lecteur avide: —je l’écris au singulier, car je n’en connais qu’un seul qui soit vraiment avide. S’il en existe d’autres, manifestez-vous, vous pourriez me faire sentir encore plus cheap et peut-être que ce sentiment me botterait l’entrain arrière— j’ai plusieurs idées qui mijotent sur le Creuzet; elles restent toutefois inachevées pour mille et une raisons, toutes aussi inexcusables les unes que les autres, mais qui dans l’ensemble forment une forteresse inexpugnable pour ma faible volonté… En attendant, je vous offre ce petit collage pour vous aider à passer le temps. Il est tiré de mes carnets brésiliens, ce qui date — grands dieux! — de bien trop longtemps, et il montre à quel point certaines choses ne changent pas. P.S. Une chance que le Creuzet ne traite pas d’actualité, il y a belle lurette que j’ai perdu le fil; ce n’est pas pour rien d’ailleurs, je sais pertinemment que je suis un autre fuseau horaire parallèle à l’horolocratie dominante, en fidèle émule de mon ami el...

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La révolution kombuchane

Posted by on 30 Mar 2008 in fourre-tout | 6 comments

La révolution kombuchane

Imaginez l’utopique abondance, la gratuite multiplication d’un bien souverain, le court-circuit du capitalisme par excellence, la vie que l’on se transmet de main en main — et bien n’imaginez plus: la révolution kombuchane cogne à votre porte… C’est quoi, ça, un kombucha? De manière succincte, le kombucha est un champignon qui vit dans un bocal — un peu comme un poisson, bien qu’il bouge passablement moins et qu’il ne soit pas un adonis — qui ne demande qu’à se multiplier en paix dans une solution de thé sucré et qui, littéralement, vous le rendra au centuple. C’est bien beau tout ça, mais à quoi ça sert? Chaque dix jours, il suffit de transférer le kombucha dans une nouvelle solution de thé sucré. L’ancienne mare dans laquelle il baignait, ce n’est rien de moins que la fontaine de jouvence. Le kombucha contient nombre de bactéries, de levures, d’acides et de vitamines qui sauront revigorer votre corps et, par conséquent, votre esprit. De l’équilibre de la flore intestinale en passant par le renforcement du système immunitaire, ses vertus curatives se déclinent comme un litanie à peine croyable. Je ne suis ni apôtre, ni charlatan — et je ne parle pas ici de la potion de Panoramix —, mais allez jeter un œil sur cet article du Wikipédia pour vous faire une idée, puis trouvez un ami qui sera heureux de vous donner un kombucha en cadeau, et vous verrez bien. Idéal pour remplacer les petits pots de probiotiques qui coûtent la peau des...

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Mon pays comme je l’aime

Posted by on 9 Mar 2008 in Lettres | 2 comments

Mon pays comme je l’aime

Bien avant que ne s’abatte la tourmente Déjà la neige, tel Gargantua affamé De pâtés de maison entiers s’était empiffrée Et puis les bebittes métalliques vrombissantes Parcourant la blancheur affolée Laissaient leurs empreintes lumineuses dans l’Œil du Cyclope Cependant que les convives, le cœur emmitouflé de vin Officiaient leurs bacchanales de par les rues Riant et hurlant comme des lutins Ah, que la poudrerie a poudré! s’exclamaient-ils Aveugles à la détresse de la bête auto Qui s’était pris la patte dans l’étau...

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