Posts Tagged "L’âme de Malamalgamey"

L’hymne des grillons

Posted by on 27 Août 2017 in Lettres | 0 comments

L’hymne des grillons

À l’heure de l’hymne des grillons vrombissant, Fumer a quelque chose de princier et de décadent. Humer l’air du temps m’apparaît reposant après avoir suer sû un moyen temps   Attentif à l’instant, ce qui surgit du Néant être là sans y être, sans faire semblant immobile comme les mythes immémoriaux anciens augures d’une autre nature d’un rite oublié   Mon petit rituel du matin vacancier lors que les premiers rayons de soleil baignent ma terrasse pour la réchauffer: plume, café, contemplation et poésie sans pareil   À l’hymne des grillons du soir cède le chant des oisillons et la rumeur de la cité flamboyante, les chars rutilants envahissent tout, nul n’est à l’abri piétons et cyclistes: soyez prudents car la vie à toute vitesse ne pardonne pas; un seul faux pas et c’est le trépas.   L’hymne des grillons de la ténèbre chaude d’août signe des sillons qui réverbèrent dans ma lymphe Fou, Dionysos m’invite à l’ébriété des splendeurs Soûl, je suis enchaîné à des désirs irréalisables (Mal) Habilement je me fraie un passage de lucidité Le sage me pointe la Lune, lueur d’espoir d’éternité insaisissable, serai-je l’idiot du village ou le disciple de la vertu tumultueuse? La vie m’apparaît nébuleuse et la raison du pourquoi de ma présence en ces lieux et cette époque m’éblouit: suis-je l’élu de ma destinée? Ou simple badaud qui lèche les vitrines de l’existence sans avoir les moyens de payer ces artifices qui m’envoûtent avec insistance? Je suis sous le charme de la chimère Je dois choisir et pour cela je dois me taire: Soit me laisser aller, longue défaite, mourir à petit feu; Soit combattre, la tête haute même les pieds dans la boue, le torse bombée même si je suis à genou, le regard perçant même si j’en ai pas l’goût la parole impeccable même si j’avoue que j’aurais juste envie de hurler toute l’insanité qui m’habite trop souvent, par moment; je suis les deux faces de la même médaille: sage et stupide victorieux et vendu amant et haïssable père et perdu fils et sans attache… Dans le calme de l’instant serein, tout apparaît clairement, mais une fois la première flèche décochée, dans la furie de la mêlée, je m’emporte et la rage me transporte, je suis possédé par ce moi qui m’enduit d’erreur, il faut laver cette boue qui me leurre, redécouvrir ce qui se terre sous l’écorce endurcie des âges: l’innocence que tua la nécessité de survivre dans un monde hostile, cette impérative autonomie qui nous détache brutalement la plupart du temps du cordon ombilical divin pour nous faire humain le temps d’un court passage dans le flot trouble des eaux existentielles, ma singularité ira rejoindre la bibliothèque des soupirs et des joies millénaires, enrichissant d’autant plus le patrimoine des paradis perdus, la quête continue, tout ce qui arrive n’est qu’un acte de foi, cette fois comme toutes les autres, les autres et moi-même ne formant qu’un tout de plus dans les possibilités innombrables qui attendent le rêveur sur le chemin de l’illumination infinie, l’étoile luit qui les rois conduit vers l’éternelle demeure de l’esprit content d’être ici, peu importe ni le où ni le quand, car ce qui compte c’est être ici...

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La vie moins rêche

Posted by on 2 Déc 2016 in Lettres | 0 comments

La vie moins rêche

Je me lasse d’être lâche— le morceau avant qu’y soit trop tard, y’est jamais trop tôt pour recommencer sa vie à nouveau: mieux vaut tard que jamais pour le vieux motard que j’étais, sans regard en arrière, si tu fais fausse route, fais marche arrière, reste pas assis sur ton derrière, une déroute, c’est pas perdre la guerre: tiens-toi deboutt, même de peine et de misère, mille fois relève-toi coûte que coûte; tu trouveras le repos dans l’outre-tombe, dans un autre monde est possible, fixe la cible et recommence autant de fois qu’il le faut, passe au crible chaque pensée, chaque geste, chaque mot, et polis tes politesses; ta vie est un livre dont vous êtes le héros, si tes aventures se terminent dans d’atroces souffrances, recommence à zéro, la délivrance est pas au boutt du rouleau, l’espoir du Grand Soir est un faux— pas de plus dans l’erreur est humaine, l’errance est saine pour le héros en quête du Vrai, du Bon, du Beau: dans les sentiers battus point de salut; lâche prise et prise l’acharnement dans l’art de la prise de risque rien n’a rien; le hasard, les aléas, les coïncidences, la chance n’existent pas: rien n’arrive pour rien, toutt est dans toutt, l’arbre est dans ses feuilles et tu dois faire ton deuil; la vie n’est pas un roman: il n’y a pas de fin, encore moins de moyens d’y parvenir, personne ne vit heureux jusqu’à la fin des temps, même en ayant beaucoup d’enfants, il n’y a pas de Grand Soir, mais plein de petites matinées ensoleillées alimentant l’espoir qui avec l’amour et l’eau fraîche rendent la vie moins...

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À l’enseigne du Sacrilège

Posted by on 16 Nov 2012 in Lettres | 0 comments

Allô, chérie? C’est moi, oui, Me sûs enfargé les pieds à taverne Ch’ais pas comment j’me sûs pris Non-non! ç’pas des balivernes! J’m’en revenais molo à maison Pis j’me sûs trompé d’direction Rendu à l’enseigne du Sacrilège Ç’tait fort, ç’tait comme un piège Faîqu’on a arrêté notte cortège Pour aller remplir notte allège Question d’alléger notte conscience Pis faire preuve d’indécence Allons! Allons, mes amis! À l’enseigne du Sacrilège! Buvons! Buvons, sacristie! Et que ce rituel nous agrège! NB: Toute ressemblance avec des faits vécus n’est que le fruit de votre imagination...

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La rage du vil langage

Posted by on 21 Avr 2012 in Politique | 4 comments

Maître Charest au Centre des congrès perché tint un bien vil langage Alors que dans les rues assiégées la colère du peuple faisait rage Cependant que milices de l’ordre et insurgées se violentaient sans ambage Vraiment ce vieux renard d’être premier vizir est un indigne personnage...

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SLAMAPARLÉ

Posted by on 28 Mar 2012 in Lettres | 0 comments

Depuis un lustre bientôt croupie une diatribe en triptyque «Critique amère» dit le dictionnaire, diktat des dénotations et connotations Je ne puis dire, je ne sais guère, mais il faudra le relire, que je l’astique Le fasse reluire, lui redonne son lustre pour peut-être — jamais sait-on? Venir, voir et vaincre la peur de dire, de discourir, devant public Captifs volontaires d’éthyliques rêveries portées par les sons

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Mon beau sapiens, roi des follets

Posted by on 24 Déc 2009 in Lettres | 0 comments

Comme un flot noir continu résonnent les paroles maculées sur ce papier autrement virginal — la fine fleur des arabesques cérébrales se répand sans hiatus — flot éternel qui berce l’esprit et l’hypnotise — finalité simplissimement grandiose qu’est l’éloquence de l’écho pour l’ouïe de la brise perdue en des lieux déconcertants — je cherche, je cherche — que vois-je au loin? — simple mirage ou complexe virtuel? — la vie vogue vaille que peut, peut-être, sait-on jamais — je me souviens — je cherche pour mieux m’étourdir — trop de questions pour ne pas sentir la vie mourir ici-bas — pourquoi pas? — vitriolique diffamation sur la place publique de mon for intérieur, telle une clameur sourde à mes oreilles surstimulées — ouïe-je-le-veux!? — que veux-je vraiment? — que voulez-vous? — homo sapiens sapiens — mon beau sapiens, roi des follets, que j’haïs ton manque d’envergure! — chambre obscure où se révèle la vie négative — à quand la révélation des couleurs bigarrées? — restez à l’écoute pour la suite! — Saturne...

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Philopoétique bruceleeenne

Posted by on 28 Juil 2009 in Arts, Lettres | 1 comment

En faisant quelques recherches sur les arts martiaux, je me suis penché sur la figure de Bruce Lee. Une légende. Voire un mythe — entendu ici au sens de «récit symbolique qui donne un sens à la vie, à l’action». Tout le monde connaît la façade, certes, mais je crois que bien peu connaissent qui se cache derrière: quelqu’un qui a longuement réfléchi sur les arts martiaux, il va de soi, mais également sur la vie et l’art en général. En écoutant des entrevues, j’ai trouvé qu’il avait un discours articulé. J’ai donc fouillé un peu plus loin pour découvrir qu’il avait fait des études supérieures en philosophie à l’université de Washington. Réellement intrigué par ce qu’il avait pu écrire, je me suis procuré un bouquin (Bruce Lee: Artist of Life, de John Little, éditions Tuttle) rassemblant une pléthore de textes sur des sujets franchement variés: kung-fu, philosophies orientale et occidentale, psychologie, poésie (eh oui, Bruce était poète!), jeet kune do, développement personnel et comédie. Cet être phénoménal s’était tracé comme ligne de conduite de trouver un idéal qui saurait transcender et regrouper toutes ses entreprises et ses actions. Rien de moins. Et moi qui adore les utopies holistiques! Est-ce vraiment une utopie, avec cette connotation d’irréalisable? Non. Lee travaillait chaque jour à la réalisation, à l’actualisation de cet idéal. À en juger par l’onde de choc que sa brève existence a créée, cet objectif est en partie atteint. Évidemment, je ne peux passer sous silence ses prouesses physiques, au premier plan, sa vitesse extraordinaire. Tellement rapide, le gars, que l’on devait filmer certaines scènes en 32 images/seconde au lieu du traditionnel 24 images/seconde, sinon ses mouvements étaient flous à l’écran! Bruce pouvait lancer un grain de riz dans les airs et le rattraper avec des baguettes chinoises. Sa force était également exceptionnelle. Par exemple, les fameux pushups à une main, où il n’utilisait que l’index et le pouce. Et je vous invite à aller voir son fameux « one inch punch« . Voici quelques citations tirées d’un texte intitulé «Toward personal liberation» qu’il a écrit pour la revue Black Belt: «Truth is a pathless road.» «The individual is always more important than the system.» «I cannot teach you; only help you to explore yourself. Nothing more.» «Style should never be the gospel truth.» «Combat, like freedom, is something that cannot be preconceived.» «Combat “as is” is total (including all “that is” as well as all “that is not”) without favorite lines or angles, having no boundaries and always fresh and alive; it is never set and is constantly changing.» «Drilling on routines and set patterns will eventually make a person good according to the routines and set patterns, but only self-awareness and self-expression can lead to truth.» «In any physical movement there is always a most efficient and alive manner for each individual to accomplish the purpose of the performance, that is, in regard to proper leverage, balance in movement, economical and efficient use of motion and energy, and so forth. Live, efficient movement that liberates is one thing; sterile classical sets that bind and condition are another. Also, there is a subtle difference between “having no form” and having “no-form”; the first is ignorance, the second transcendence.» «A teacher, a good teacher that is, functions as a pointer to truth, but not as a giver of truth. He employs a minimum of form to lead his students to the formless. Furthermore, he points out the importance of being able to enter a mold without being imprisoned by it; or to follow the principle without being bound by them.» «Above...

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Ce que Dédé en pense

Posted by on 5 Mar 2009 in Arts, Lettres | 2 comments

Ils font un film sur Dédé Fortin. Ils, c’est plusieurs personnes, par définition. C’est premièrement un réalisateur, Jean-Philippe Duval, connu pour le très bédéesque Matroni et moi, moins connu pour ses nombreux documentaires, dont un sur Ducharme. Dans son Mot du réalisateur, il dit avoir rencontré Dédé une seule fois, mais en être intime… Je comprends ce paradoxe, moi qui ne l’ai jamais rencontré du tout et qui ressens néanmoins la même émotion. Sa vision spirituelle de ce film me donne bon espoir. L’autre personne d’importance, celui qui incarne Dédé: Sébastien Ricard — alia Batlam des Loco Locass. Son refus initial à jouer le rôle est tout à son honneur, voici qui m’agrée souverainement. Sur ce qu’il pense du film et de la mort, vous pouvez lire l’article d’Elle, bien que l’interviewer semble plus vouloir communiquer ses réflexions que celles de l’acteur. Dommage. Vous pouvez lire d’autres détails dans l’article d’Odile Tremblay au Devoir. Enfin, une multitude de gens passionnés ont travaillé à la production de ce film — ç’en prend, du monde, pour faire un long métrage. Ça prend un public, aussi. En serez-vous? Moi, oui. Je me demande ce que j’en penserai. Je me demande ce que Dédé en pense… Son histoire m’a tellement touché. Je ne le connaissais pourtant pas. Je n’étais pas un fan — je le suis devenu par la suite. J’ai toujours aimé leur musique, aux Colocs. Toutefois, Dehors novembre vibrait de manière différente, faisant résonner quelque corde nébuleuse (et certainement ténébreuse) en mon tréfonds. Je l’ai toujours entendu comme un testament, cet album, et je trouvais extrêmement déroutant d’entendre les gens — les plus jeunes surtout — fredonner «Tassez-vous de d’là» comme s’il s’agissait de n’importe quel air pop sans profondeur. Comme si ce n’était pas un cri du cœur. Quelque lame de fond qui vient lacérer les tripes, qui nous chavire, qui nous emporte loin-loin-loin en dedans. Lui, la lame de fond l’a noyé. Je vous laisse sur ces très humbles lignes inégales, composées au lendemain de son harakiri: Y’est toujours temps C’est quand j’vois les nuages paître dans l’ciel Que j’me dis: vraiment, la vie est belle… Hier, un poète est mort Réclamé par Hadès, y s’en est allé Maintenant paisible, y dort Comme dans les bras d’Morphée Ch’ais pas pourquoi, ça m’a touché D’voir un être si sensible faire un acte si insensé Mais c’qui semble sans aucun sens pour certain Est p’t-être la justification même de ç’te destin C’qui prouve qu’la vie, c’est pas facile Pis qu’ça tient juste à un fil Fil que défi le funambule qui file Enfilant le sens d’la vie qui s’défile Filez! Filez! Filez â laine! C’est seulement quand on tricote Qu’on découvre l’motif du tricot… Revenons aux poètes Trop souvent des prophètes Y’attendent désespérément un messie Un message ou une messe, mais l’drame, l’voici: C’est qu’rien n’aboutit! Et nos idéalistes se sont mépris Épris d’un absolu qui s’laisse découvrir que par bribes Bible de ceux qui’ont soif, qui veulent mieux voir Plus que c’que les sens insensés laissent percevoir… «Que voulez-vous…» comme dirait l’autre (Chrétien) La société est trop pognée Pour leur grand rêve de liberté La société est trop névrosée Pour les problèmes régler La société est trop fermée Pour voir les étoiles à nuitt tombée La société est tout simplement DÉCÉDÉE! — RIP pour un trip — Aux yeux d’ceux qui voudraient une vie exaltée… Qu’à cela n’tienne Dédé! T’as lancé un message clair À tous ceux qui’avaient besoins d’air À tous ceux qui croient en ta parole Désolé qu’ça vous désole Questionnez-vous! Creusez l’sol! Pour planter un arbre ou...

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Calemburlesque

Posted by on 27 Mar 2008 in Lettres | 0 comments

Calembourocambolesque Je fais figure d’arabesque Ma vie est un entrelacs Pas d’break, jamais ça slaque Je cours après mes nuages Comme un chasseur de chimères Je m’éprends des mirages Et j’arrive jamais à m’satisfaire Pourtant, je suis heureux Je suis dans les nues, au comble Je jongle avec mes vœux Dans la fontaine désir, je suis omble Je vogue vers l’avenir Tel un pirate des sept mers L’eau douce me fait frémir Je suis un écumeur sans terre

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Mon pays comme je l’aime

Posted by on 9 Mar 2008 in Lettres | 2 comments

Mon pays comme je l’aime

Bien avant que ne s’abatte la tourmente Déjà la neige, tel Gargantua affamé De pâtés de maison entiers s’était empiffrée Et puis les bebittes métalliques vrombissantes Parcourant la blancheur affolée Laissaient leurs empreintes lumineuses dans l’Œil du Cyclope Cependant que les convives, le cœur emmitouflé de vin Officiaient leurs bacchanales de par les rues Riant et hurlant comme des lutins Ah, que la poudrerie a poudré! s’exclamaient-ils Aveugles à la détresse de la bête auto Qui s’était pris la patte dans l’étau...

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