Les véritables entrepreneurs

Posted by on 9 Avr 2015 in Politique | 0 comments

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Crédit capture d’image: Anne Archet; si les libéraux sont quoi que ce soit, ce sont les entrepreneurs de pompes funèbres du Québec.

Avec des gens comme Françoise Bertrand, PDG de la Fédération des chambres de commerce du Québec, pas étonnant que le Québec traîne de la patte. Selon elle, l’idée du manifeste Élan global (www.elanglobal.org) de se détourner du pétrole pour entrer de plain-pied dans le XXIe siècle en développant les énergies renouvelables est une vision de poète romantique et passéiste (Journal de Montréal, 7 avril 2015).

Ianik Marcil réplique bien mais un peu trop poliment à la dame (Journal de Montréal, 8 avril 2015); je crois qu’on peut aller plus loin.

Madame Bertrand est le genre même de dinosaures qui tue lentement les énergies vives du Québec. En effet, les Chinois sont en train de conquérir le monde en prenant, autoritairement il est vrai, le virage vert (L’actualité, 6 avril 2015). Pendant ce temps, le Québec de Couillard reste un simple fournisseur de matières premières dont les redevances et impôts n’arrivent même pas à rembourser les deniers étatiques qui subventionnent les parasites (Le Devoir, 8 avril 2015).

Mais il ne faudrait surtout pas manifester notre mécontentement. Surtout pas.

Restons un peuple de gagne-petit, de pense-petit, et nous aurons au moins la sainte paix en menant La p’tite vie faite de confort et d’indifférence…

… malheureusement, même nos petits acquis s’effritent devant l’appétit vorace de la finance mondiale et grâce à la complicité de certains syndicalistes d’arrière-garde du genre de Jacques Létourneau (Voir, 4 avril 2015, et Dure réalité webzine, 3 avril 2015).

À une certaine époque, pas si lointaine, les élites clamaient «Hors de l’Église, point de salut». Tout action était soupesée dans la balance divine sous le regard inquisiteur des hommes de Dieu. Aujourd’hui, ce fanatisme religieux nous semble bien stupide (sauf pour les émules de Jean Tremblay, hélas, rien n’est parfait). En regardant en arrière on se dit, médusé: «Méchante bande de taouins qui gobaient tout ce qu’on voulait leur faire croire!»

Ce que j’espère pour notre civilisation, c’est que d’ici quelques siècles (je suis optimiste, mais y’a des limites quand même…), on puisse regarder en arrière et se dire: «Méchante bande de taouins, ils mesuraient tout en terme comptable, pas capable de voir plus loin que le profit du prochain trimestre…»

Pour en revenir aux sbires de l’empire du style de madame Bertrand, je me pose une question: quel genre d’entrepreneurs représente cette race de monde?

Un entrepreneur n’est-il pas quelqu’un qui a le désir de créer du neuf, d’aller au-delà du convenu — genre to boldly go where no one has gone before! En ce cas, n’est-ce pas quelqu’un qui a le courage de prendre des risques et qui ne reste pas assis sur ses lauriers, surtout quand tout indique que ses lauriers sont empoisonnés?

Qui sont les véritables entrepreneurs?

Les dinosaures ou les poètes? Les résignés ou les contestataires?

Est-ce que les entrepreneurs québécois auront le courage de changer de trajectoire? Vont-ils se laisser damer le pion par les Chinois?

Et les Québécois en général, veulent-ils subir le sort que leur réserve les dinosaures qui profitent d’un système emballé sur l’autoroute de l’obsolescence programmée ou veulent-ils sortir du Moyen-Âge néolibéral?

Si d’antan les paysans ne s’étaient pas soulevés, les monarques absolus seraient encore en train de nous exploiter…

Le Refus global, plus que jamais, est d’actualité : fuck toutt!

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