Le poing sur la vie

Posted by on 19 Sep 2010 in Arts | 1 comment

Mon fils est fils de prof, et il me donne déjà des leçons: sur la vie. J’apprends tous les jours. Il n’y a pas de tests à proprement parler. Tout moment est un test en soi.

La leçon qui revient incessamment, c’est celle de la patience. J’aurais jamais cru qu’ça puisse être si tough… Mais le fait que chaque moment soit un test comporte un élément fort appréciable: on a toujours la possibilité de se reprendre au prochain!

Dernièrement, les obligations s’amoncelant comme des ordures dans le grand dépotoir qu’est notre société de consommation (lire : de gaspillage), le temps se faisant rare plus les projets s’accumulent aux côtés de la nécessité du pain et du beurre, la fatigue de la fatigue accouplée à la maladie de la maladie qui ne manque pas de s’inviter, bref, une certaine impatience (de plus) s’est emparé de moi, et je dois dire à mon grand dam que la maîtrise de soi ne se pointe pas souvent le nez à ces rendez-vous cruciaux de ma vie.

Me voilà donc à bout de souffle de pogner les nerfs pour la moindre incartade.

L’évasion demeure une porte de sortie, un point de fuite à l’horizon, tentatrice plus affriolante que n’importe quel naufrage dans les îles paradisiaques de nos imaginaires romantiques — l’urgence est à ce point rendu — mais la dérapade, bien que contrôlée, reste néanmoins empreinte de périls plus ou moins caustiques.

Le zen n’étant peut-être véritablement accessible que dans l’austère et rigoureuse discipline monastique, on peut tout de même appliquer certains principes qui en découlent, autant que faire se peut dans les conditions qui sont nôtres:

  1. Afficher un sourire dans l’adversité. (Du reste, la psychologie expérimentale a déjà prouvé que le fait d’imiter la configuration faciale d’un sentiment fait naître ledit sentiment. Pensez-y bien.)
  2. Garder à l’esprit que peu de choses auront vraiment de l’importance lorsque nous ferons le bilan de notre existence au sortir de ce monde. (De fait, qu’est-ce qui importe vraiment? Les gens. Le vécu que l’on partage avec eux, quintessence de la vie.)

En guise de conclusion, ces vers de Paulinho da Viola: «além de flores, nada mais vai no caixão»; traduction libre : outre les fleurs, rien n’entre dans le cercueil…

One Comment

  1. En passant, ce sont des principes que j’essaie d’appliquer, je ne clame pas être zen du tout…

Leave a Reply