La nature s’enrichit de la bizarrerie, comme Foglia nous le rappelle — en ses mots si colorés — dans un article où il déclare:

«Je suis, moi, furieusement pour les anomalies.»

Son propos concerne la langue. Moi aussi, j’aime les anomalies du français, ses règles obscures, sa graphie incongrue et ses accents déroutants, sans parler de son étymologie dédaléenne. C’est joli, toutes ces cicatrices que la vie a laissées sur la langue. Et l’on sait bien que notre richesse, c’est précisément notre différence et notre complexité.

Si l’on cherche à simplifier une langue, ne la dénaturons pas un peu?

D’accord, je suis décidément trop romantique. Les langues changent, elles vont et viennent. On les ressuscite parfois. (Ou — sacrilège — on tente de les exterminer!) De toute façon, je ne cherche pas ici à me faire l’avocat des obsolescences linguistiques. C’est simplement que le texte de Foglia m’a rappelé cette notion qui prenait la poussière dans l’étagère de mon esprit:

L’anomalie comme source de richesse et d’évolution.

Ne dit-on pas que l’on apprend plus de nos erreurs que de nos réussites?

2 Comments

  1. Ouais, jchu bin d’accor,
    Tu me donne le gou de recomancé a ékrir sang me relire et sent konplex. Jchu pour sa moua lè anomaly. plus j’chu anormo dans la langue, plu j’la fè vivre koi!
    A bat la ségrégation kontre l’anormaliter, vive lè anormos.

    (ok, je sais, je suis totalement stupide…)

  2. Oui, mais pour apprendre de nos erreurs, cela implique la correction de l’erreur… 🙂

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