Mon pays comme je l’aime

Posted by on 9 Mar 2008 in Lettres | 2 comments

Bien avant que ne s’abatte la tourmente
Déjà la neige, tel Gargantua affamé
De pâtés de maison entiers s’était empiffrée

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Et puis les bebittes métalliques vrombissantes
Parcourant la blancheur affolée
Laissaient leurs empreintes lumineuses dans l’Œil du Cyclope

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Cependant que les convives, le cœur emmitouflé de vin
Officiaient leurs bacchanales de par les rues
Riant et hurlant comme des lutins

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Ah, que la poudrerie a poudré! s’exclamaient-ils
Aveugles à la détresse de la bête auto
Qui s’était pris la patte dans l’étau immaculé

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2 Comments

  1. J’adore!

    L’hiver, les tempêtes; ces mini-catastrophes auront toujours un quelque chose de magique…

    Une magie, noire d’une certaine manière, que tous doivent subir; riches impatients en limousines pris dans le trafic, gens à pied zigzaguant en riant dans ce méandre mêlés de neige et d’automobile, grands qui tendent dans le vent, petits qui se les gèlent, hommes pressés face au vent, soldats loyaux et courageux mais frissonnants, groupes d’épicuriens s’égosillant, femmes fortes emmitouflées comme un ours, jeunes farouches feintant la chaleur les jambes à l’air, individus indiférents mais incapable de l’être , personnes chics avec une pelle à la main, ou simplement des humains vivants le moment… peu importe… si on veut sortir… si on doit sortir… on ne peut nier que le monde ne nous appartient pas.

    C’est dans ces moments là qu’on se rend compte que peu importe qui on est, l’hiver dominera toujours notre environnement… notre rythme de vie… notre histoire.

    Une magie, blanche dans sa plus pure expression, qui nous emplit de tendresse et qui recouvre son monde d’une douce particule qui fond dans la bouche… Une magie embarrassante, certes, qui nous obligent à travailler plus (ou moins vu l’impossibilité de le faire), à annuler nos déplacement, à revoir notre logistique journalière…

    Mais au fond, c’est notre force, c’est le petit côté « difficile » de notre vie ici, c’est ce petit côté qui nous donne beaucoup…

  2. C’est bellement dit, mon ami.
    La neige-magie fait de notre pays un lieu enchanté, et l’effervescence de la tempête ajoute à l’atmosphère insolite. C’est Féérie dans tout son chaos et toute sa splendeur, où les êtres humains sont ramenés à leur plus simple condition de mortel…

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